Je tenais à réagir à la conférence de presse de Sarko 1er (allez, permettez moi...), plus particulièrement en ce qui concerne la partie "Joffrin", appelons la ainsi.
Prenant malgré tout un maximum de pincettes, pas suffisantes étant donné l'agressivité de la question, Laurent Joffrin questionna donc le Président sur sa manière de fonctionner, lui demandant s'il n'avait pas au final modifié la constitution, installant une "monarchie élective".
Permettez moi tout d'abord de saluer, avec le sourire, le superbe effort fourni par Laurent Joffrin qui présente cette conviction personnelle comme une éventualité sur laquelle Sarko accepterait de réagir.
Je ris, mais je ris jaune car Joffrin, cet homme de gauche, vient de tendre une perche monumentale à son grand adversaire politique, qui se mit à profiter de son droit de réponse pour le prendre de haut, en bon donneur de leçon qu'il est, et l'humilier devant les représentants journalistiques de 40 pays et devant tous les français.
"Voici une question modérée", "M. Joffrin de LIBERATION [ben oui fo le préciser..] est en pleine forme !", "vous croyez que je suis le fils illégitime de Jacques Chirac qui m'a mis sur un trône?" " un homme cultivé comme vous, dire une auuussi grosse bêtise !"
Pour info, ces citations ne sont que les 34 premières secondes, d'une réponse qui durera plus de 5 minutes.
Certes, la question fut stupide. Pertinente, mais stupide. Qu'attendait-il comme réponse du chef de l'Etat, à une question aussi agressive ? Il le connait mieux que moi et aurait du savoir qu'à l'agressivité, Nicolas répond par l'agressivité (NDLR : altercation avec l'homme au balcon, lors de la visite aux marins pêcheurs).
Et ben monsieur Joffrin, ben alors monsieur Joffrin, un homme cultivé comme vous. Le tout en se penchant en avant comme s'il parlait à son gosse de 4 ans qui venait de se curer le nez. En 5 minutes, ce maître de la communication et de l'examen oratoire décrédibilisa une personnalité emblématique de gauche affichant une telle assurance qu'il en oublia de respecter l'adversaire. Le tout avec un humour, que je sais lui reconnaître et qui suffit à rendre parfois le personnage sympatique.
Ce bref instant symbolise tout le chemin qu'il reste à parcourir à Gauche, avant que le Roi ne finisse par se décrédibiliser lui-même, instant qui arrivera dans la mesure où il ne cesse de répéter qu'il saura prendre ses responsabilités.
Je tenterai de ne pas faire trop long... Je tiens à évoquer ce sujet, qui, à l'heure où le roi Sarko est en plein boum, est plus que jamais
d'actualité. LA CENSURE.
Un petit message
pour tous ceux qui ont pu se sentir visés en lisant mes quelques articles (enfin pour le peu qu'il ya eu...). Ils pourront se reconnaître quand j'emploie les mots "beauf" ou
encore "moutons" (vous trouverez ci joint deux images, illustrant ces deux étranges phénomènes)... Il s'agit de ceux, qui, notamment, on vôté Nicolas Sarkozy aux élections
présidentielles, et qui font partie aujourd'hui des 60% de gens contre la TVA d'abord sociale puis anti-délocalisation puis resociale
puis finalement laissée temporairement de côté.
François
Fillon a bien fait de changer d'appellation... Il nous annonçait l'augmentation de la TVA en osant appeler ça "TVA sociale".
Je n'ai pas le souvenir, lors de la campagne présidentielle, d'avoir entendu parler de cette réforme, probablement pas assez populiste d'un point de vue
communicationnel.